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Dossier Environnement Aquatique
Pour les déserts, j'y verrais plutôt des serres plus conventionnelles afin de conserver la précieuse humidité. Les matériaux de construction ne devraient pas être trop difficiles à trouver dans les environs (silicium) et, particularité intéressante des déserts, la source d'énergie nécessaire à la fabrication du verre y est gratuite et disponible plus de 300 jours par année. Quelques miroirs suffiront à concentrer assez d'énergie pour amorcer la production. Il faut de l'électricité aussi ? De tous les endroits de la planète, où trouve-t-on les sources les plus abondantes de silicium pour fabriquer des cellules photovoltaïques ? Où trouve-t-on les écarts de température les plus larges entre le jour et la nuit pour exploiter les thermocouples, les changements de phase de matériaux, vents (thermiques), etc. Il y a, dans les déserts, énergie et matériaux à revendre, mais pas d'eau pour cultiver. Utilisons ce qu'il y a. Les océans, eux, regorgent d'eau et d'éléments nutritifs pour cultiver. De nombreuses autres ressources peuvent également y être exploitées. J'y consacrerai quelques minutes dans un article ultérieur.
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Cultures Halophytes contre la faim
Nombre de prestigieuses universités font des recherches sur l'utilisation d'halophytes en agriculture (plantes tolérant l'eau salée). Les recherches portent entre autres sur la sélection, voire la création d'espèces commestibles pouvant être irriguées à l'eau de mer dans des régions désertiques proches des côtes. C'est génial dans une certaine mesure, mais comporte également plusieurs inconvénients : le sol devient de plus en plus salé à mesure que s'évapore l'eau et que de l'eau salée est à nouveau apportée en remplacement. La nappe phréatique en dessous prend pendant ce temps toute une raclée et devient également non-potable, car saturée en sel. Cette dernière mettra un temps sérieux à s'en remettre. Tout ça pour une production médiocre en quantité et en variété car très peu d'espèces résistent à des sols littéralement encroûtés de sel. Dans un désert où l'eau se fait rare, rendre la nappe phréatique non potable est un acte inacceptable. N'a-t-on jamais pensé à faire de la culture hydroponique sur place au lieu de transporter l'océan dans le désert pour faire la même chose ? Les plantes y subiraient une salinité bien inférieure (et constante, pas croissante), ce qui accroît largement le nombre d'espèces cultivables. Une seule précaution serait nécessaire : ne surtout pas couvrir 100% de la surface afin de permettre à la lumière d'atteindre le fond lorsque les cultures sont faites par faible profondeur. Une simple question de bon sens pour réduire l'impact sur l'écosystème sous-jacent. Sinon, simplement cultiver au large où aucun organisme "fixe" ne vit en dessous.