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Dossier Aménagement de la terre


Les chances de dissémination dans la nature sont faibles, certes, mais pas nulles : à force de jouer au lotto, on finira inévitablement par gagner ; c'est une réalité statistique… Si les chances sont faibles pour une exploitation annuelle, il est CERTAIN que pendant des siècles d'exploitation, on finira par disperser nos OGM dans la nature.

On ne peut pas bâtir l'avenir sur une agriculture qui amènera la disparition d'espèces et des perturbations inévitables des écosystèmes qui en dépendent. Il faut arrêter de penser de façon court-termiste, car il n'y a pas une ou deux générations derrière nous, mais des milliers. Les solutions que l'on met en place doivent être sans impact dans mille ans, pas dans 5 ans.

Si l'on doit sauver une poignée d'hommes de la faim maintenant pour détruire la moitié des espèces sur terre dans 200 ans, est-ce le bon choix ?

Il y a assez d'hectares de culture sur la planète pour nourrir tout le monde et assez de chômeurs pour que l'on n'ait pas besoin d'accroître perpétuellement l'efficacité et la concentration de nos cultures. Arrêtez les conneries et songez à mettre en place des solutions viables à long terme.

MD 2002/01/05


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OGM : la menace cachée

Juste au moment où on affirme se rendre compte de la complexité des interactions entre les espèces (complexité à laquelle nous ne comprenons encore presque rien, affirment les spécialistes); au moment où on affirme que 90 % des espèces vivantes sur notre planète sont encore inconnues (on en découvre des centaines chaque année); au moment où les perturbations des écosystèmes échappent à notre contrôle…

On nous affirme avec le plus grand sérieux que les nouvelles espèces génétiquement modifiées seront sans impact sur les espèces existantes ! On affirme que moins de 2% des individus modifiés ont la capacité de se reproduire, que moins de 0,00x % de ces individus réussissent à se reproduire et sont retrouvés en bordure des cultures existantes, mais il n'y aurait pas de danger qu'ils remplacent les espèces naturelles, vu leur nombre limité...

Le seul petit problème est que ces espèces sont beaucoup plus résistantes que les espèces naturelles et que lors de la prochaine sécheresse ou invasion d'insectes, les premiers individus à disparaître seront les individus de souche naturelle, au profit des individus modifiés. Ces derniers prendront donc le dessus.

Mai 2005 - Marc Duguay